Un employé de Vigilant termine le Marathon de Boston 2017

by Adelaide Z  |  21 avril 2017

Selon les statistiques, plus de 80% des résolutions du Nouvel An ne sont pas tenues après le mois de février mais Eoin Craigie est l’exception qui confirme la règle. Il raye de sa liste sa résolution pour 2017 haut la main! Passionné de course à pied, Eoin court qu’il vente ou qu’il pleuve tout au long de l’année. Que ce soit dans l’hiver rigoureux de Montréal ou dans la chaleur étouffante d’Afrique de Sud en passant par les Everglades en Floride, rien ne l’arrête. Lundi dernier, Eoin s’est attaqué aux rues de Boston en terminant un des marathons les plus célèbres au monde. Nous l’avons rencontré après cet exploit afin de glaner quelques informations en exclusivité :

Quand as-tu décidé de t’inscrire au Marathon de Boston?

Le Marathon de Boston c’est un peu le SuperBowl des courses à pied. Je rêve de faire cette course depuis que je suis tout petit juste pour dire que je l’ai terminée. Mais honnêtement ce n’est pas une décision qu’on prend à la légère. Tu ne peux pas décider de faire le Marathon de Boston, aller sur le site, t’inscrire, prendre tes baskets et aller courir. Au contraire, ça demande beaucoup d’organisation.

Tout d’abord, il faut courir un marathon certifié par le Marathon de Boston et avoir un temps qui correspond à leurs critères d’âge et de genre. Ensuite, il est nécessaire de soumettre une application en ligne le jour des inscriptions (début septembre) pour pouvoir courir la course en avril de l’année d’après. Il y a des règles très strictes mais ils veulent être surs que les participants font de leur mieux pour se préparer à cette course inoubliable. Tous les détails se trouvent sur le site de l’Association d’Athlétisme de Boston. [http://www.baa.org/races/boston-marathon/participant-information/athlete-registration.aspx]

Comment s’est déroulé ton entrainement?

C’est très difficile de se préparer au Marathon de Boston quand on habite à Montréal. La course a toujours lieu mi-avril ce qui implique de commencer l’entrainement en janvier/février. Mais c’est presque impossible de courir dehors à cause de la température hivernale. La majorité de mes entrainements s’est effectuée sur un tapis de course dans un gym afin d’éviter de courir dans les rues enneigées de Montréal. Courir sur un tapis de course jour après jour peut devenir très vite aliénant mais il faut garder son but en tête et ne pas baisser les bras.

Comment décrirais-tu le Marathon de Boston par rapport aux autres courses? Comment est l’atmosphère?

C’était une expérience inoubliable. La course commence à Hopkintin, MA et s’étend sur 42.2 km jusqu’au centre de Boston. Les rues sont pleines de spectateurs venus acclamer les coureurs et distribuer de l’eau. Il y a en moyenne 500 000 personnes qui regardent la course. Leurs encouragements te permettent de continuer même pendant les moments de creux. Je n’ai pas de mots pour décrire à quel point c’est grisant.

Ton temps de course est vraiment impressionnant! Est-ce que tu as battu un record personnel?

Merci! Je n’ai pas battu mon record mais je suis très fier tout de même considérant que je ne m’étais pas entrainé sur une vraie route et qu’il faisait vraiment chaud ce jour-là (20C). Je ne suis plus habitué à autant de soleil!

Que prévois-tu ensuite? Des plans pour d’autres courses?

Mon prochain gros marathon sera à Montréal ou Toronto, je suis en train de me décider. Les deux marathons sont en septembre cette année mais ils sont vraiment différents. Toronto est plat tandis que Montreal est très vallonnée. Les deux sont un défi à relever. Je vais faire quelques semi-marathons et des courses plus courtes cet été pour me préparer.

Autre chose à ajouter?

Je me suis fait pousser la moustache et les favoris pour rendre hommage à mon coureur préféré Steve Prefontaine. C’était une vraie légende aux États-Unis mais il est mort tragiquement à 24 ans.

 

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